Nefta la Perle du Djérid , village mystique depuis l'antiquité, elle n'a jamais pu gagner son intégration dans la civilisation moderne. Ses habitants simplistes et chaleureux sont toujours gais, joyeux et blagueurs en dépit d'un climat rude et avare.
Mentionné dans la Table de Peutinger sous le nom Aggar Selnepte, Aggarsel Nepte ou même Aggar sel Nephtahh. Habitée par les berbères sédentaires, elle était un passage obligé pour les caravanes venant du sud-ouest algérien en destination de la Tripolitaine. Elle fut conquises par les Romains et très tôt elle s'est convertie au christianisme et avait même un évêché, comme le prouve la notice des sièges épiscopaux de la Byzacéne, ou il est fait mention d'un Episcopus Neptitanus ou Neptensis, et que dés lors l'usage avait prévalu de retrancher le mot Aggarsel du nom composé Aggarsel Nepte pour prévaloir le nom Nepte qui deviendra par la suite Nefta.
L'Islam l'a conquis par sa foi et elle devint un oasis d'enseignement théologique. Peu à peu elle devient un fief important des Chiites, des Kharijites et des Ibadites qu'elle fut nommée la petite Koufa "El Koufa Essoghra". Plus tard, elle fournira Hommes et Armes à Abou Yazid "Saheb Al Himar" "l'homme à l'âne" qui se révolta contre les Fatimides et faillit prendre leur capitale "La Mahdia".
Au 13ème siècle, "Sidi Bou Ali Essonny" un saint homme mystique venant du Maroc, s'installa à Nefta prêcha l'orthodoxie sunnite et éradiqua définitivement les Chiites, les kharijites et les Ibadites. Après sa mort on lui fit construire un mausolée et on le surnomma "Le Sultan du Djérid".
Depuis, une grande activité soufique y vit le jour et Nefta avec ses Méderssa et Zaouïa devint le second centre religieux après Kairouan.
Aujourd'hui encore à Nefta on peut voir les vestiges des chiites à travers leurs minarets ronds et les ibadites à travers les minarets octogonaux ainsi que plusieurs dizaines de coupoles de Marabouts.... |